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Vous essayez de concevoir et la grossesse tarde à venir. C’est une situation qui génère des questions légitimes, mais qui, dans la grande majorité des cas, ne signifie pas qu’il y a un problème de fertilité. Voici ce que dit la médecine, et comment avancer sereinement.
Moins simple qu’il n’y paraît
On entend souvent parler de femmes tombées enceintes dès le premier mois d’essai, ou à l’inverse de grossesses survenues malgré une contraception. Ces anecdotes donnent l’impression que concevoir est une chose facile et quasi automatique. La réalité biologique est plus nuancée.
Selon ameli.fr, pour un couple fertile de 25 ans, la probabilité mensuelle d’obtenir une grossesse naturellement est de 25 %. Il est donc tout à fait normal que plusieurs mois soient nécessaires. Après un an de rapports réguliers sans contraception (deux à trois fois par semaine), entre 18 et 24 % des couples n’ont pas encore obtenu de grossesse. Autrement dit, environ quatre couples sur cinq conçoivent dans la première année, et prendre plus de temps ne signifie pas qu’il y a un problème.
Ce que l’éducation sexuelle ne nous a pas appris
En France, les cours d’éducation à la sexualité ont longtemps privilégié la prévention des grossesses non désirées. Ce cadrage, centré sur la contraception, laisse peu de place à une information équilibrée sur la fertilité et ses limites naturelles. Résultat : de nombreuses femmes entrent dans la trentaine avec l’idée qu’une grossesse peut survenir facilement et à tout moment, et se retrouvent déstabilisées lorsque la conception prend du temps.
Des professionnels de santé soulignent depuis plusieurs années que ce déséquilibre dans l’enseignement contribue à générer une anxiété injustifiée, alors que la plupart de ces couples se trouvent dans une situation biologiquement normale.
Pourquoi la grossesse tarde-t-elle à venir ?
Avoir ses règles régulièrement est souvent perçu comme un gage de fertilité, mais concevoir un enfant fait appel à de nombreux facteurs biologiques qui ne se voient pas : qualité de l’ovulation, réserve ovarienne, qualité des spermatozoïdes, perméabilité des trompes, parmi d’autres.
Pour les personnes présentant un antécédent médical tel que l’endométriose ou le syndrome des microkystes de l’ovaire (SMOP, anciennement désigné sous l’acronyme SOPK), la question de la fertilité peut se poser dès le départ. Pour les couples sans historique médical particulier, le questionnement survient le plus souvent après plusieurs mois d’essais, parfois accompagné d’une orientation vers un bilan spécialisé.
Quand consulter un médecin ?
En France, ameli.fr recommande de consulter un médecin en cas d’absence de grossesse après 12 mois de rapports réguliers sans contraception, avant 35 ans. Ce délai est réduit à 6 mois si la femme a plus de 35 ans, ou si l’un des partenaires présente un antécédent médical connu pouvant affecter la fertilité. Un bilan complet peut alors être mis en place : analyse du sperme, bilan hormonal, évaluation de la réserve ovarienne, et autres examens selon la situation du couple.
Mieux connaître son cycle pour cibler le bon moment
Avant d’en arriver là, mieux connaître le cycle féminin reste l’un des meilleurs points de départ. Connaître la durée et la régularité de son cycle, et identifier ses jours fertiles, permet de planifier les rapports au moment le plus propice à la conception.
Un moniteur de fertilité est un outil pratique pour repérer l’ovulation avec précision, y compris en cas de cycles irréguliers. De nombreux couples l’utilisent pour mieux cibler leur fenêtre de fertilité, sans se substituer pour autant à un suivi médical si celui-ci s’avère nécessaire.
Sources :
Ameli.fr – Comprendre l’infertilité
Ameli.fr – Bilan médical de l’infertilité




